Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 09:49

Au Printemps, il n'est pas de salle de meeting, pas de place de grande ville où on ne l'ait entonnée. Plus fort que la Danse des Canards ou la Lambada, le seul véritable tube, cette année, est bel et bien la Marseillaise, le "Chant de guerre pour l'Armée du Rhin", que tout le monde chante à tue-tête, sans généralement en connaître les six couplets (il vaut mieux, d'ailleurs, car, à la différence de nombre d'hymnes nationaux, la Marseillaise est un chant de guerre sanguinolant et un véritable appel au massacre).

 

memorial-marseillaise-marseille-13-presentation.jpg Curieusement, l'histoire de notre hymne ne commence pas à Marseille, mais en Alsace, où il a été écrit en avril 1792 par le capitaine du génie Claude-Joseph Rouget de l'Isle, en hommage au maréchal Luckner. C'est donc à l'Hôtel de ville de Strasbourg que la future Marseillaise est interprétée pour la première fois, en présence de Dietrich, le maire de la ville.

 

Parallèlement, le maire de Marseille, Mouraille, invite le 24 juin suivant ses concitoyens "animés du patriotisme et de l'amour de la liberté" à constituer un bataillon pour marcher sur Paris. Dans la salle du Jeu de Paume, située rue Thubaneau à Marseille et où se réunissent les membres de de la Société des Amis de la Constitution, un médecin montpelliérain, Etienne-François Mireur, chante les couplets de Rouget de l'Isle.

 

C'est l'enthousiasme,et le bataillon de 500 Marseillais en fait son chant de marche. Vingt-huit jours durant, armé de deux canons, il rallie Marseille à Paris en entonnant sur son passage ce qui ne tarde pas à être le "Chant des Marseillais", puis notre Marseillaise.

 

Thierry Cayol

Par thierry cayol - Publié dans : Divers - Communauté : La Cyber-résistance
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 02:32

Depuis le second tour de l'élection présidentielle et la victoir annoncée de François Hollande, je me suis tu. Tout au plus ai-je esquissé un sourire de jouissive satisfaction  à la seule idée de me dire que Sarko et ses sbires (Morano, Coppé, Guéant et Hortefeux en tête) étaient virés, et de belle manière.

 

Je me suis tu parce qu'il ne faut pas rêver, c'est aujourd'hui que le véritable combat commence, pour une France plus juste, plus sociale, où la devise Liberté-Egalité-Fraternité ne sera plus une simple vue de l'esprit.

 

Ceux qui ont l'habitude de me lire savent que j'avais en ce qui me concerne choisi le camp de Jean-Luc Mélenchon. Son résultat n'est pas à la hauteur de mes espérances mais, malgré tout, il constitue -tout comme les voix qui se sont portées sur Marine Le Pen- un avertissement à François Hollande: Ne décevez pas, Monsieur le Président, tous ceux qui ont misé sur vous. Ne faites pas fausse route.

 

Si j'ai préféré me taire depuis cinq jours, c'est aussi parce que j'ai préféré écouter et lire les réactions des battus. Et ce que j'ai lu et entendu me peine. La droite dans son ensemble -mis à part Marine Le Pen et les siens qui ne peuvent que se satisfaire de la déconfiture de la droite "classique"- s'est laissée aller à des réactions aigries et souvent pitoyables.

 

Prenons le cas d'Alain Juppé. Au soir du 6 mai, c'est tout juste s'il ne remettait pas en cause le résultat du second tour au motif que l'écart entre Hollande et Sarkozy était plus faible que prévu.

 

Nadine Morano, elle, a fait encore plus fort. A cours d'arguments politiquement défendables, elle a tranché en disant que François Hollande ne saurait être Président parce qu'il n'est "pas beau". On peut se demander depuis quand elle ne s'est pas regardée dans un miroir.

 

La maire d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains, est allée jusqu'à affirmer que le Président élu était illégitime parce qu'il "agite ses petits bras" dans ses meetings. Mme Joissains n'a en revanche pas évoqué son propre parcours politique: Membre des Jeunesses Communistes et modeste employée de bureau, elle n'a dû son "salut" qu'à sa rencontre avec Alain Joissains. Ce dernier, élu maire d'Aix, a tellement trafiquoté qu'il a été déchu de son mandat et déclaré inélligible. Ce qui vaut à Maryse d'être aujourd'hui calife à la place de l'escroc.

 

Plus récemment, on a entendu l'inénarrable Jean-François Coppé s'indigner que François Hollande ait utilisé deux avions Falcone pour se rendre de Tulle à la Place de la Bastille. Qu'aurait fait Sarko à sa place ? Sans doute se serait-il déplacé à vélo...

 

Ce ne sont là que quelques incongruités parmi d'autres. Mais je vous en conjure, Mesdames et Messieurs de droite: reconnaissz votre défaite (votre "suicide" serai-je tenté de dire, tant votre allégeance à Sarkozy vous a aveuglés) et n'y ajoutez pas le ridicule. Vous noterez qu'en tant que militant d'une gauche radicale, je ne devrais pas vous entourer de conseils, mais au contraire vous inciter à poursuivre dans cette voie tristement revancharde, qui vous conduira inéluctablement à une catastrophe aux prochaines législatives.

 

Et ce n'est pas, je pense, mon ami Nouratin qui me démentira...

 

Thierry Cayol

Par thierry cayol - Publié dans : Politique française - Communauté : Politique française
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 23:34

L'expression "consignes de vote" est de celles que j'exècre le plus en politique. On ne prend plus les Français pour des veaux, mais pour de stupides moutons qui n'attendent que le signal du mâle dominant pour se lancer à sa suite.

 

Soyons sérieux ! Si un électeur attend pour se prononcer au second tour que son leader lui dise pour qui il doit voter, c'est qu'il n'a ni convictions, ni conscience ni morale politiques !

 

De la même manière, je ne perçois pas l'intérêt d'une campagne électorale entre les deux tours de l'élection présidentielle. Si un programme est clair, net, précis et complet, on doit pouvoir considérer qu'il a été soumis aux électeurs dès le premier tour et ne devrait souffrir d'aucune modification.

 

Tout le reste, ces quinze jours de campagne malsaine où l'on durcit ou radoucit le ton pour mutiplier les appels du pied à un électorat indécis, sont ni plus ni moins qu'une insulte à la démocratie.

 

Thierry Cayol

Par thierry cayol - Publié dans : Politique française - Communauté : Politique française
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 03:37

En annonçant en 2011 qu'il prenait la présidence du comité de soutien à Marine Le Pen, le très médiatique avocat marseillais Gilbert Collard a surpris son monde. Du moins ceux qui ignorent son parcours politique atypique, qui l'a conduit de l'extrème-gauche au Front national en passant par le Parti socialiste et le Parti radical valoisien.

 

Mais une chose est certaine, c'est que Collard (qui a refusé d'adhérer au FN et se veut avant tout "mariniste") n'a absolument rien  à faire du score de Marine Le Pen à l'élection présidentielle et ne pense qu'à une chose: se faire élire aux législatives à Marseille en juin prochain et, pourquoi pas, briguer la mairie de la cité phocéenne en 2014 Sa célébrité et son implantation à Marseille ne peuvent qu'affoler Jean-Claude Gaudin, détenteur du siège qu'occupa jadis Gaston Defferre.

 

"A voir l'inquiétude qui entoure le monde politique marseillais, ça me stimule", déclare, péremptoire, Gilbert Collard, qui ajoute "je suis Marseillais, j'ai des amis dans tous les partis, je vois bien qu'une candidature de Gilbert Collard fait peur".

 

Les réactions à cette perspective vont bon train. "Si Monsieur Collard veut être candidat aux municipales, c'est son problème. En ce qui nous concerne, nous n'avons pas l'intention de conclure un quelconque accord avec lui. De toutes façons, M.Collard et ses amis du FN n'ont qu'un objectif:  faire battre la droite républicaine. En cela, il sont les alliés objectifs du PS et de la gauche en général", s'exclame-t-on à l'UMP.

 

A gauche, et en particulier dans la bouche de Patrick Menucci, président du groupe socialiste au Conseil municipal, les propos sont également acerbes: "Collard est un candidat potentiel de l'extrème-droite et c'est un candidat dangereux, car différents éléments peuvent se cumuler: les difficultés de la majorité actuelle et sa personnalité qui risque d'agréger plus d'électeurs que d'habitude pour le FN".

 

Frédéric Dutoit, porte-parole du Partri Communiste, souligne pour sa part que "Collard vient enfin d'exprimer sa véritable option politique. S'il se présente, ce sera donc sous l'étiquette du FN. Mais tout le monde sait qu'il est d'extrème-droite. Avec le Front de gauche, nous lui ferons barrage".

 

Le FN, en l'occurence Stéphane Ravier, conseiller d'arrondissement, se montre quelque peu géné aux entournures par l'hypothèse d'une candidature Collard. "Gilbert Collard est tout à fait libre de représenter le mouvement de Marine Le Pen". Mais Ravier souligne que l'avocat "n'est pas membre du FN et lui-même insiste sur ce fait".

 

Il est vrai que cette situation fait quelque peu désordre. On est FN ou on ne l'est pas. Et Stéphane Ravier d'insister "pour être candidat, il devra franchir le pas supplémentaire de son adhésion au mouvement".

 

Délaissant comme il sait le faire la question de son éventuel successeur à la mairie de Marseille, l'UMP Jean-Claude Gaudin se pose aujourd'hui une question cruciale: doit-il passer la main ?

 

Fort de son immense popularité à Marseille, Gaudin semble le mieux à même de combattre une éventuelle attaque de Gilbert Collard. Il va donc lui falloir choisir. Soit il se représente et conserve une chance de maintenir Marseille dans le giron de la droite libérale, soit il se désiste (comme programmé) en faveur de Renaud Muselier, et dans ce cas, le pire est à envisager...

 

Thierry Cayol 

Par thierry cayol - Publié dans : Politique française - Communauté : Politique française
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 02:29

A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, j'aurais aimé lire -et pouvoir écrire- qu'un souffle nouveau, une ferveur inespérée, allaient envahir le ciel de France. Mais de tout cela, rien ne paraît.

 

J'ai beau lire les blogs de mes "adversaires" de droite, comme celui de mon ami Nouratin, ou ceux de mes "camarades" de gauche comme Papy Mouzeot, je ne ressens plus aucune mobilisation, aucune allégresse du pouvoir à conquérir, aucun sentiment de triomphe de l'idéologie.

 

Moi-même, je me rends compte que, quel que soit le nouveau pouvoir en place, rien ou presque ne changera. Du moins pour ceux qui auraient tant besoin d'une nouvelle France, démocrate, républicaine, à l'écoute des plus démunis, en un mot une France où triompherait la devise Liberté-Egalité-Fraternité.

 

Ceux qui me connaissent et me lisent le savent, c'est avec entrain et fougue que je voterai au premier tour pour pour Jean-Luc Mélenchon. Ils savent aussi que c'est sans illusions que je donnerai au second tour ma voix à François Hollande.

 

Et tout ça pour quoi ? Pour voir les mêmes idéologues occuper les mêmes places, appliquer les mêmes théories et, pour finir, s'installer dans les mêmes mensonges et les mêmes lubies...

 

Dans ce climat ambiant de défaitisme, de désespérance et, pourquoi ne pas le dire, de profonde détresse, je dis à nos compatriotes que la marche en avant ne s'arrêtera pas au soir du second tour qui, en toute logique, devrait voir triompher la social-démocratie hollandiste, pendant illusoire du monarchisme insensé que nous a imposé durant cinq années Nicolas Sarkozy.

 

Quelle que soit l'issue du scrutin présidentiel, il nous incombe, par nos votes aux législatives, de montrer au futur Président de la République ce que nous attendons de lui. Car, beaucoup l'oublient, ni Hollande ni Sarkozy ne pourront gouverner sans une majorité à l'Assemblée nationale.

 

C'est pourquoi j'appelle chacun à ne pas désespérer. Si les arcanes du pouvoir nous sont malheureusement interdites, l'Assemblée nationale et, encore mieux, la rue nous appartiennent. Et ce quel que soit le pouvoir en place.

 

Le résultat de l'élection présidentielle sera ce qu'il sera. Mais en aucun cas il ne doit conduire à se laisser emporter par un vent de détresse. Mieux, le changement doit être pour tous le signal d'un nouveau départ, le symbole d'une France nouvelle, dans laquelle nul ne doit se renfermer sur ses problèmes, mais au contraire les étaler. Et faire en sorte que nos dirigeants soient sensibles à leur résolution.

 

J'ai voulu cet article rassembleur, respectueux de tous les choix, de toutes les idéologies. Mais qu'il me soit permis de dire haut et fort ce que je pense: dans la probable hypothèse d'une victoire du candidat du PS, rien n'est plus utile qu'un vote massif au premier tour pour le candidat qui saura se poser en observateur, voire en censeur de la politique gouvernementale, à savoir Jean-Luc Mélenchon.

 

Thierry Cayol

Par thierry cayol - Publié dans : Politique française - Communauté : Politique française
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Profil

  • thierry cayol
  • Le blog de pourunevraiegauche.over-blog.com
  • europe afrique marseille PACA monde
  • Journaliste marseillais exilé dans le Tarn et Garonne. 49 ans. J'ai notamment travaillé pour Le Provençal, Le Dauphiné Libéré-Vaucluse matin, Le Soir, l'AFP, TMC, France 3, Le Club de la presse Marseille-Provence-Alpes et Agence Reuters

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