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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 13:39

Il y a dans le journalisme, comme partout ailleurs, quelques brebis galeuses qui, si elles le pouvaient, empêcheraient le monde de tourner. C'est le cas d'une de mes consoeurs, Virginie François, qui traîne ses escarpins dans les couloirs de l'hebdomadaire "Marianne", et qui vient de pondre un article débordant de rancoeur intitulé "ce que lisent vraiment nos enfants".

 

Et la voilà partie pour un massacre systématique de ces personnages qui entretiennent le rêve des enfants, en particulier Martine (vous savez, "Martine à la montagne", "Martine à la plage"...). Virginie François est particulièrement remontée contre la petite fille sage qui a bercé les rêves de tant de fillettes depuis 1954. Peut-être faut-il y voir la conséquence d'une enfance mal vécue, sans amis, peut-être même sans livres.

 

En tout cas, la journaliste, qui se pose en pédagogue, juge que les aventures de la petite Martine sont "gnangnan". En outre, il y voit un côté sexuel qui m'avait personnellement échappé. Jugez plutôt.

 

Dans "Martine petit rat de l'opéra", le dernier livre, Martine veut faire de la danse. Qu'en retire la journaliste? Je la cite; "Martine entre comme qui rigole à l'opéra de Paris. A cette histoire tirée par le chignon, s'ajoutent une imagerie vieillotte et des dialogues creux, prêtant à rire. Martine à sa mère: 'J'aimerais tant savoir danser comme Françoise, ma petite amie !'. Oups, on a dû louper l'album 'Martine devient lesbienne'".

 

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Que cela est bien dit, mademoiselle François, j'en suis proprement ébahi. Ainsi donc, non seulement vous avez vécu une enfance perturbée mais, en plus, il se dégage de votre prose l'expression d'un profond désarroi sexuel...

 

Le petit T'choupi, qui fait rire nos bamins depuis quinze ans, n'est guère mieux loti que la petite Martine. Et Virginie François, experte en pédagogie destructive, s'interroge: "T'choupi est un enfant mi-humain mi-manchot (NDLR: Les gens manchots ne seraient-ils pas humains?). Quel message symbolique l'auteur a-t-il voulu transmettre par là, on ne voit pas trop".

 

Le dernier album de T'choupi s'intitule "T'choupi va sur le pot". On redoute le pire des commentaires de la part de Virginie François. Et on a raison. Je vous laisse juger: "T'choupi va donc sur le pot. 'regarde, T'choupi,c'est un pot pour toi. Dès que tu auras une petite envie, tu pourras faire pipi dedans', explique d'ailleurs le papa, lui aussi mi-humain, mi-manchot. Le problème, c'est qu'il n'est jamais question de la grosse envie. Mais sommes-nous bêtes, les enfants ne font jamais caca, c'est bien connu".

 

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Voilà la triste littérature que nous donne à lire "Marianne". J'ajouterais à cela que Virginie François semble fachée avec l'écriture. Ainsi, on n'écrit pas "Martine et ses 65 millions d'albums vendus fait désormais partie..." mais "FONT désormais partie !

 

Thierry Cayol  

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 15:23

Il y a quelques mois, j'avais manifesté sur ce même blog ma lassitude de regarder les émissions de télévision enregistrées en public, dans lesquelles les spectateurs présents sur le plateau se déhanchent, se contorsionnent, pour être bien sûrs d'être dans le champ de vision de la caméra.

 

Mon émotion, ô combien légitime, n'a suscité aucune remise en question de la part des hautes instances du PAF (le contraire m'eut d'ailleurs passablement étonné).

 

Aussi, je reprend ma plume pour supplier les spectateurs de Téléfoot, de Vivement Dimanche, de N'oubliez-pas les paroles et de toutes les émissions en public de rester à leur place et de faire semblant de s'intéresser un tant soit peu (même de faire semblant) à ce qui se passe et se dit sur le plateau.

 

Que voulez-vous, j'en ai marre de voir ces ridicules pantins esquisser des sourires niais dès qu'ils sont sûrs de passer à l'écran. Observez bien ces zombies par dessus l'épaule du présentateur. Vous remarquerez leurs yeux de bêtes de foire aller sans cesse de l'objectif de la caméra à l'écran de contrôle.

 

Certes, ils n'ont pas conscience d'être ridicules mais, que voulez-vous, ils me gonflent prodigieusement et, si je ne m'étais pas permis de vous déranger pour vous le dire, je pense que j'aurais fini par casser mon téléviseur. Ce qui, vous en conviendrez, eut été dommage.

 

Merci de m'avoir permis de vider mon sac et d'exprimer toute ma douleur médiatique.

 

Thierry Cayol 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 08:58
 Rap, sites internet branchés… Al-Qaïda ne ménage pas ses efforts pour séduire les jeunes Américains. Mais la riposte s’organise. À l’initiative du célèbre moteur de recherche Google.

"Rien de plus doux / Que le son d’une roquette / Mais ce n’est rien comparé aux smart bombs / Qui, elles, ne ratent jamais leur cible"... Comme souvent dans le rap, la voix est lancinante, le rythme simple. "Rien de plus heureux qu’un martyr / Il a tout et il revient / Pour tuer et tuer / Et être tué si Allah le veut." Malgré soi, on se laisse porter par les tonalités R’nB du refrain : « Envoie-m’en des tonnes, comme pour Zargaouii / Envoie-moi un drone, comme pour Abou Laith al-Libi."

 

"Envoie-moi un missile", la nouvelle version du morceau de jihad rap, fait froid dans le dos. Son auteur se nomme Omar Hammami. C’est un Américain de l’Alabama, aujourd’hui commandant du mouvement Shebab aux États-Unis.

"Les clips de jihad rap se sont récemment multipliés sur YouTube, commente Jessica Stern, ancienne consultante de l’administration Clinton aujourd’hui spécialiste du contre-terrorisme à l’université Harvard.

 

 Les méthodes de recrutement d’Al-Qaïda se sont modernisées de façon à séduire les jeunes Américains et à les inciter à passer à l’acte. Pour nombre de ces derniers, le jihad apparaît comme un moyen plutôt cool d’exprimer son mécontentement et ses frustrations. Le magazine web Inspire est un autre exemple de cette stratégie. La mise en pages, l’emploi des couleurs, le style, en font un site web tout à fait capable de séduire les adolescents.

 

Jessica Stern était l’un des experts invités, au mois de juin à Dublin, au Summit Against Violent Extremism organisé par Google Ideas, le dernier-né des think-tanks de Google. Google Ideas est dirigé par Jared Cohen, le jeune surdoué du département d’État américain qui permit à Twitter de fonctionner pendant la révolte iranienne de 2009.

 

Objectif de ce sommet : réunir en un même lieu victimes, experts et terroristes repentis venus de tous les horizons (Al-Qaïda, Farc de Colombie, néonazis) afin de réfléchir aux moyens d’empêcher les jeunes de se laisser séduire par les extrémistes.

 

"C’est une initiative privée vraiment innovante", se réjouit Jessica Stern. "Al-Qaïda exploite la psychologie adolescente. Nous devons répondre avec des méthodes similaires. Cohen maîtrise parfaitement les codes de communication actuels. Et surtout, il est extraordinairement réactif. Le 24 juillet, quarante-huit heures après les attentats de Norvège, il a envoyé aux participants du sommet un e-mail leur donnant vingt-quatre heures pour poster sur YouTube des vidéos “branchées” dénonçant les théories d’Anders Behring Breivik. Il n’y a pas de mystère : Cohen a 29 ans et nos meilleurs conseillers à la Maison Blanche ont dépassé la cinquantaine.."

 

Thierry Cayol (avec Jeune Afrique)

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 07:26

Pour ceux qui n'en auraient pas eu vent, je signale la parution de deux hors-série de l'été à lire de toute urgence.

 

Le premier, publié conjointement par Marianne et l'Histoire, revient sur l'histoire des "terroristes" et pose la question: De Ravachol à Ben Laden, ont ils changé le monde?

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Le second, qui s'inscrit dans la tradition des "dossiers du Canard", s'intitule "Les dégâts de la Marine". En couverture, on découvre le portrait d'une Marine Le Pen gueularde, affublée d'un bandeau sur l'oeil. Tout un programme.

 

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Bonne lecture

 

Thierry Cayol

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 14:57

Le Comité Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) vient de remettre au Parlement un rapport soulignant la très faible représentation dans les médias des personnes handicapées (à peine O,5%).

 

Le rapport indique aussi que les personnes issues de la diversité n'atteignent que 13% à la télévision (beaucoup moins si l'on excepte France Ô). Et ce non seulement dans l'information et les magazines, mais aussi dans les fictions.

 

Enfin, à l'eception des JT, les femmes sont sous-représentées, quels que soient les programmes.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 00:15

Vous ne connaissez pas le photographe mexicain Enrique Metidines? C'est le moment de le découvrir. Ce spécialiste de la "photo-choc" expose jusquau 18 septembre au Parc des Ateliers d'Arles "101 tragédies" qu'il a immortalisées sur la pellicule depuis l'âge de 11 ans.

 

A l'âge ou les gamins s'amusent à taper dans un ballon, "el nino" a commencé à traquer les faits divers en tous genres: crimes, accidents, suicides. Metidines "redonne vie à la mort", comme avec cette photo d'une femme renversée par une voiture à Mexico en 1979 au sortir d'un salon de coiffure.

 

Metidines a fait sa photo de telle façon que l'on croirait être sur place. Il n'a rien laissé échapper du regard perdu de la victime, de ses bras agrippés à un lampadaire, de cette bouche de laquelle coule un filet de sang... Et il en est de même avec toutes ces photos prises "sur le vif", dans les circonstances les plus diverses: fusillades, pendaisons, accidents de la circulation, collisions ferroviaires, assassinats...

 

Certes, il faut peut-être être un peu dérangé pour s'extasier devant ces clichés parfois insupportables. Mais Metidines a su leur donner une indéniable dimension artistique. Les amateurs du genre ne pourront que s'extasier. Quant aux personnes sensibles, mieux vaut qu'elles passent leur chemin...

 

Thierry Cayol

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 10:03
 

Dans une note publiée en 2003 sur son site, TemPS Réels s’interroge sur l’absence de politisation d’Internet, et de clivage gauche-droite sur les questions numériques. "N’existerait-il donc aucun sujet d’affrontement ? La civilisation numérique est-elle apolitique ?" Huit ans plus tard, nous pouvons enfin esquisser une réponse.

 

De la loi DADVSI à HADOPI en passant par Edvige, la question numérique semble avoir pris toute sa place dans les débats politiques. Les partis de la gauche française se sont immédiatement dressés contre les projets de loi du gouvernement, qui traduisent la conception spécifique qu’a Nicolas Sarkozy d’Internet : un espace de non-droit, à civiliser. La récente reprise en main de ces questions à travers la création du Conseil national du numérique et de l’e-G8 a creusé encore le fossé qui existe entre la vision toute sarkozyste d’Internet et celle(s) de l’opposition.

 

Mais s’opposer ne suffit pas. Il faut également proposer aux Français une autre vision du numérique, d’autres projets, de nouvelles idées, qui prouvent que l’importance d’Internet a enfin été comprise par la classe politique.

Le Parti socialiste a longtemps eu du mal à avoir une position claire sur ces questions.

 

Les six motions présentées en 2008 pour la course au premier secrétariat du parti en témoignent : alors que Martine Aubry faisait la part belle au numérique, la motion de Benoit Hamon faisait l’impasse sur Internet et les nouvelles technologies. Jean-Luc Mélenchon, qui avait soutenu la candidature de l’actuel porte-parole du PS, semble avoir tiré quelques conclusions de son échec : le Parti de gauche dispose désormais d’une commission numérique à part entière, chargée de réfléchir aux problématiques liées à Internet et aux TIC.

 

Selon son responsable, Julien Bernard, "Internet doit être un outil d’émancipation pour les citoyens". Et cela passerait par une "nationalisation de la bande passante, pour créer un service public de qualité", qui bénéficierait d’un "tarif social". Une mesure radicale, qui ne trouve pas son écho dans les programmes des autres partis de gauche.

 

Pour le Parti de Gauche (PG), Internet est un espace nécessaire de liberté, "où les citoyens échangent sur les diverses solutions et où la décision se dessine librement à l’abri des pressions", et non "une zone de non-droit".

Le Parti socialiste, pour sa part, bénéficie des travaux du Laboratoire des idées, dont le président, Christian Paul, s’intéresse de près aux questions liées au numérique.

 

Le 1er mars, ce dernier a déposé une proposition de loi sur la neutralité d’Internet, qui a été rejetée au Parlement par 311 voix contre 218. Les think tanks comme la Fondation Jean-Jaurès et Terra Nova ont également leurs groupes de travail sur ces enjeux. Nelly Fesseau, coordinatrice du pôle "numérique" à Terra Nova, explique que les principaux axes de travail de la fondation sont la prise en compte du numérique par les politiques (en "renforçant le lien entre les individus, en facilitant l’expression démocratique et en améliorant l’accès au service public"), le numérique comme pôle d’innovation, et le choix de la gouvernance.

 

Pas question ici de nationaliser la bande passante : le politique doit avant tout jouer "un rôle de gestionnaire et de garant de l’intérêt général par un mode de gouvernance adaptée où les pouvoirs publics trouvent toute leur place". En réponse à la volonté du gouvernement de réguler Internet, Terra Nova affirme que la seule régulation possible est pour "garantir la neutralité du Net".

 

Au-delà de ces think tanks, certaines agences Internet fournissent également une aide à la fois logistique et théorique sur le numérique. C’est le cas du blog collectif TemPS Réels, qui se propose de "donner des coups de main en ligne aux mouvements d’opposition et aux défenseurs des libertés numériques". Animés par l’idée qu’il n’est aujourd’hui plus possible de gouverner sans pendre en compte les nouvelles technologies, ses fondateurs insistent sur le rôle éminemment politique d’Internet.

 

Une étude TNS-Sofres, réalisée pour le blog, montre que près de la moitié des internautes ont une activité politique sur la toile, de la signature de pétition au commentaire sur un site d’actualité. La preuve, s’il en fallait, qu’Internet est un moyen d’expression politique non négligeable, qui peut faciliter la démocratie directe et la participation à la prise de décision des citoyens.

 

Cette idée, Benoit Thieulin l’a matérialisée avec la création du site désirsdavenir.org pour la campagne de Ségolène Royal en 2007. Encarté au Parti socialiste, cet ancien diplômé de Sciences Po a également aidé Europe Ecologie à monter son organisation Web, et créé la Netscouade en 2007, une agence Internet à qui l’on doit entre autres le site Mediapart. Il est aujourd’hui une des têtes pensantes du numérique à gauche.

 

Dès 2003, TemPS Réels, dans une note contributive au congrès du Parti socialiste appelle ce dernier à "une extension du domaine publique sur Internet à travers une approche plus ouverte du droit d’auteur" et la généralisation des logiciels libres. Il demande au parti de s’engager à garantir l’égalité d’accès à l’informatique, devant l’échec évident de la libre concurrence des opérateurs de télécommunication. TemPS Réels s’élève également contre la surveillance généralisée, qui ferait d’Internet un "univers kafkaïen".

 

Le titre de cette note : "Notre Internet n’est pas le leur".Alors, peut-on affirmer qu’il y a deux conceptions d’Internet, une de droite et une de gauche ? Pour Nelly Fesseau, "il existe des divergences de point de vue, pas foncièrement de droite ou de gauche. Mais dans le numérique aussi, la gauche développe une vision de progrès au bénéfice de l’ensemble des citoyens.

 

Thierry Cayol

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 00:27

Vous trouverez ci-après le très intéressant article  publié ce samedi par Alain Roumestand sur Agora Vox avec comme titre "Médias du nord vs médias du sud" et comme sous-titre "la globalisation mondiale touche aussi les medias et c'est rude pour les pays du Sud". Etant juge et partie, je m'abstiendrai (pour l'instant) de tout commentaire.

 

"Le journaliste chinois du Shangaï Wen Hui Bao, le journaliste vénézuelien de Prensa Latina ou Telesur, le journaliste russe de Ria Novesti, le journaliste algérien de La Tribune ont un point commun.

 

Ils font partie intégrante de la globalisation médiatique, mais ils ne sont pas satisfaits de la manière dont les grands médias occidentaux traitent leurs pays respectifs.

 

La banalisation du mal, de la mauvaise nouvelle toujours dans les pays en voie de développement, les laissent sur leur faim. La démonisation du Sud, l'institutionnalisation des préjugés ne peuvent que les contrarier.

 

La concentration des entreprises de communication est patente. Celles-ci (Time Warner, Disney, ABC, CBS, Sony, Murdoch, Vivendi) regroupent les industries du divertissement, les télécoms, le matériel informatique, l'information et les jeux électroniques.

 

total-logo.gifElles représentent plus de 3000 milliards d'euros l'an dernier, soit 15% du PIB mondial, contre 1000 milliards cinq ans plus tôt. Myspace, Facebook, Bling, Amazon, Ebay, sont des fleurons de la communication, tous créations des pays riches.

 

Les USA représentent 40% du marché mondial. L'Europe 30%, le Japon 10%. Et le reste, c'est pour les émergents. Facebook fait près de deux millions de nouveaux adhérents par mois, en Inde, au Brésil, au Mexique, mais avec des paramètres occidentaux.

 

Aux USA, une centaine de journaux se partage le lectorat et plus de 80% des villes ne connaissent pas la concurrence entre plusieurs titres. Les chaines américaines CNN et Fox News émettent à sens unique dans le monde entier. France 24, tentative villepéniste de faire concurrence, est décrédibilisée avec l'affaire du faux sur l'ambassade syrienne à Paris. Le Bollywood indien ne fait pas le poids face à Hollywood et exporte peu.

 

0013729c050d089cff2c30.jpgSi vous cherchez des infos postées importantes, vous avez à votre disposition Google, Youtube,Yahoo, omniprésents et omniscients. Tapez Baïdu sur Google, et vous tombez sur des articles négatifs sur le moteur de recherche chinois.

 

Les ONG, les réseaux sociaux en Egypte, en Tunisie, sont obligés de passer par les mêmes canaux du Nord, même si les paroles des sociétés civiles arrivent à se faire entendre. Les élites des pays du Sud sont souvent formées au Nord, avec les stéréotypes du Nord.

 

La terrible sécheresse chinoise (la plus forte depuis un siècle, touchant 100 millions de personnes) est très peu relayée, alors que la sécheresse européenne, moins étendue, fait les gros titres. Ce sont souvent les informateurs du Nord qui donnent les informations sur le Sud.

 

Deux grandes  puissances comme la Chine et l'Inde ne se connaissent que par l'information du Mord. Et pourtant la Chine a 300 millions d'utisateurs d'Internet. Et on ne parle pas des minorités nationales, des femmes, des communautés ethniques, oubliées ou presque.

 

Ainsi, les pensées alternatives sont peu communiquées, surtout si elles sont anticonformistes. Comme le demande l'UNESCO, il faut créer une information de qualité pour tous. Il y a du travail, pour que la culture occidentale véhiculée ne soit pas rejetée (ce que ne souhaitent pas les états émergents) mais comparée aux autres cultures.

 

Le dialogue est indispensable.

 

Alain Roumestand (relayé par Thierry Cayol)

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 02:41
 

Trois pirates informatiques considérés comme les responsables pour l'Espagne de l'organisation internationale "Anonymous" et accusés d'attaques contre des sites internet officiels ont été arrêtés vendredi à Barcelone, Valence et Almeria.

 

Ces "hackers" étaient "des experts informatiques" capables de "crypter" leurs échanges. Deux des pirates n'avaient pas de connexion internet chez eux afin de ne pas éveiller les soupçons et accédaient au web en passant par les connexions wifi des voisins.

 

Anonymous est une organisation de hackers structurée en cellules indépendantes"qui lancent des attaques coordonnées contre des sites internet, notamment grâce à des ordinateurs infectés par des virus et contrôlés à distance.

 

Cette organisation est considérée comme une "menace" par l'Otan pour les risques de piratage ou de blocage informatique qu'elle fait peser sur les systèmes de l'Alliance atlantique, selon la police espagnole.

 

Parfois qualifié de "Robin des bois" informatique, Anonymous s'était fait connaître par des attaques contre les sites de cartes de crédit américaines Visa et MasterCard, en réponse à leur décision de bloquer les versements au site de publication d'informations confidentielles WikiLeaks. L' organisation a déjà été visée par des opérations policières aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

 

Au domicile de l'un des trois pirates, les enquêteurs ont retrouvé un serveur informatique à partir duquel des attaques ont été menées contre les sites des gouvernements d'Egypte, d'Algérie, de Libye, d'Iran, du Chili, de Colombie et de Nouvelle-Zélande.

 

Ce matériel a été retrouvé à Gijon lors d'une perquisition au domicile d'un homme de 31 ans soupçonné d'avoir coordonné des attaques et lui-même arrêté à Almeria.

 

A partir du même serveur, des attaques ont également été lancées contre la boutique en ligne de PlayStation du géant de l'électronique japonais Sony, les sites des banques espagnoles BBVA et Bankia, et le groupe d'électricité italien Enel.

 

Ces pirates sont aussi accusés d'avoir mené récemment des attaques contre les sites web du Parlement espagnol, de la police régionale de Catalogne, de la Commission électorale espagnole ou encore du syndicat UGT.

 

Ces attaques ont été le plus souvent menées par "déni de service", ce qui

consiste à paralyser un service internet avec une avalanche de requêtes simultanées.

 

Les trois pirates aidaient les personnes qui voulaient participer à des attaques à configurer leurs ordinateurs"et disposaient aussi d'un "manuel sur la manière de conserver l'anomymat sur internet".

 

TC (avec afp)

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 00:23

Que les choses soient claires: je ne connais pas Serge Dumond. Mais je connais bien en revanche celui qui après nous avoir trainés dans la boue, le Papy, moi-même et quelques autres, s'attaque de front à une nouvelle victime. Ce kapo de l'Internet, vous l'aurez reconnu, c'est Jacques Tourtaux, le Sanglier rouge, le stalinien zélé dont la santé ne cesse de se fragiliser depuis que Brejnev, Ceaucescu, Tito et leurs camarades ont rejoint les poubelles de l'histoire.

 

Mais qui donc est ce tourteau aux pinces velues? Un cheminot communiste, sans carte au PCF qu'il juge sans doute trop tiède. C'eut été tout à son honneur s'il ne cessait de combattre, sans argument, tout ce qui remet en cause, au moins partiellement les théories staliniennes les plus éculées.

 

Sans doute, je le répète, est-ce là l'origine de sa décrépitude physique dont il ne cesse de nous bassiner à chaque article. Remets-toi, Jacques! Prends un bol de jouvence! Et, de grâce, ne nous rends plus responsables de tes graves problèmes de santé! Sache-le, ce n'est pas en t'égosillant contre des adversaires, le Papy, moi ou Dumont, que tu retrouveras la santé.

 

A présent, et s'il le souhaite, la parole est à Serge Dumond.

 

Thierry Cayol 

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J'ai notamment travaillé pour Le Provençal, Le Dauphiné Libéré-Vaucluse matin, Le Soir, l'AFP, TMC, France 3, Le Club de la presse Marseille-Provence-Alpes et l'Agence Reuter, où
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