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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 04:21

On le sait, l'immigration, le racisme et la xénophobie sont au centre des préoccupations du Front national, et qui plus est de ses électeurs. Aussi, et devant l'incurie de ces derniers, je propose l'instauration d'un "permis de voter", principalement axé sur les connaissances des électeurs, mais aussi sur leurs origines.

 

Ainsi, pour ce qui est des connaissances des électeurs, il pourrait leur être demandé de définir avec précision ce que veulent dire les mots Arabe - Algérien - Maghrébin - Musulman - Islam - Islamiste - Imam - Moudjahiddine- Muezzin - Harki - Berbère - Ayatollah, etc.

 

Pour ce qui est des origines de ce corps électoral, si friand de slogans tels que "la France aux Français", je propose que soit étudiée la généalogie des prétendants-électeurs jusqu'à la troisième génération. Et ne pourront voter (on est en France, non ?) que ceux qui peuvent prouver que trois au moins de leurs grands-parents étaient nés de nationalité française.

 

Et c'est là que je me gausse, parce que ça va faire un sacré coup de scalpel dans les rangs des électeurs de Marine. Marseillais de souche, je sais combien la France s'est enrichie du brassage des populations, qu'elles soient africaine, italienne, espagnole, arménienne, grecque ou autres.

 

Allons, soyons bon seigneur et ne torturons pas plus qu'il ne faut ces électeurs qui n'ont qu'une peur: devoir céder la place à un Autre. Remisons au placard ce projet de "permis de voter". A regret. Car il eut fait comprendre à plus d'un le ridicule de son protectionnisme communautaire.

 

Thierry Cayol

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 04:02

Ce dimanche à Paris (15h, Place de la Bastille) se déroulera une marche contre le radicalisme religieux, à l'appel de plusieurs associations de musulmans de France. Il s'agira d'une première au niveau national.

 

L'idée d'une telle manifestation avait été lancée le 1er avril sur TV5 Monde par le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, aussitôt relayé par (entre autres) la Conférence des Imams, l'Institut des Peuples, Changeons de Regard et l'Association des Anciens Combattants des Français Musulmans.

 

Le but du rassemblement est de "lutter contre tout amalgame entre les musulmans de France et les actes de terrorisme qui sont commis en leur nom". Avec, comme de juste, une "pensée particulière" pour les récentes victimes de Montauban et Toulouse.

 

Thierry Cayol

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 01:09

Dix jours sans écrire une ligne, et voilà que mon blogrank s'effondre. Il fallait à tout prix que je trouve un sujet... L'occasion vient de m'en être donnée par la réception d'un mail hallucinant émanant d'un certain Bultez, qui s'avère être un activiste d'extrème-droite, et qui a pondu un semblant d'article intitulé sobrement "Jean-Luc et les sous".

 

Dès les premières lignes, le ton est donné: "on pourrait  penser qu'un homme de gauche se contente de peu. Hélas ! (Mélenchon) n'est pas le prolo qu'il prétend être".

 

Deux observations s'imposent: Etre de gauche n'est pas nécessairement faire voeu de pauvreté, et Mélenchon n'a jamais prétendu être un "prolo". Simplement, il se bat pour les plus démunis, les classes sociales les plus défavorisées, au détriment de ceux qui engrangent des millions et sont à l'abri de l'impôt.

 

Bultez se lance ensuite dans une addition alambiquée des salaires et indemnités perçues par Mélenchon au titre de député européen et sénateur de l'Essonne, ce qui le conduit à estimer les revenus mensuels du candidat du Front de Gauche à 36.105 euros, tout en reconnaissant que cela inclut les frais de transport, d'hébergement, de téléphone, etc.

 

L'auteur de l'article s'enfonce un peu plus lorsqu'il compare ces émoluments à ceux du Président de la République, qu'il croit pouvoir évaluer à 14.000 euros. Le pauvre Bultez est loin du compte, d'autant que Nicolas Sarkozy n'a absolument aucun frais autres que ceux effectués avec l'argent des contribuables.

 

Et quand bien même Mélenchon percevrait la somme indiquée, il le ferait comme des milliers de "cumulards" qui sévissent dans notre pays. Mais précisément, Mélenchon, comme de nombreux électeurs de gauche, est hostile au cumul des mandats. Mais sur ce point, Bultez n'a pas pris soin de se renseigner.

 

Il y a plus grave. L'auteur de l'article se rend coupable de diffamation en affirmant noir sur blanc que Mélenchon ("gauchiste misérable") arrondirait ses fins de mois avec "quelques autres bricoles" (le secrétariat de Jean-Luc Mélenchon a d'ailleurs été saisi par mes soins  de ces propos diffamatoires).

 

Un peu plus loin, Bultez apporte si besoin était la preuve de sa méconnaissance navrante du "cas Mélenchon". Il se pose en effet la question "qui sait si ce monsieur a un jour travaillé ?". Quiconque s'intéresse peu ou prou à la vie politique de notre pays n'ignore pas que Jean-Luc Mélenchon est un universitaire reconnu, y compris à droite.

 

Thierry Cayol

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 09:30

On en est désormais quasiment assurés, le second tour de l'élection présidentielle se jouera -sauf improbable coup de théatre- entre le sortant Sarkozy et Hollande. La question est aujourd'hui de savoir ce qu'il adviendra ensuite de la France et des Français.

 

Pour une fois, je rejoindrai Marine Le Pen lorsqu'elle évoque l'UMPS, soulignant le peu de différences fondamentales existant entre les programmes, les discours et les promesses intenables des candidats ainsi opposés.

 

Quel que soit au final le vainqueur, l'électorat sera floué, et le pire est qu'il le sait, mais se laisse bercer -berner ?- par les propos insipides qui émaillent la campagne depuis son début.

 

On peut compter sur Sarkozy pour droitiser sa politique et endormir le peuple à coups de lois d'apparence sociale susceptibles de satisfaire l'électorat traditionnel de la droite. Mais, le président l'avouait lui-même en 2007, interrogé par Jacques Julliard, "comment un homme pourrait-il faire en dix ans ce qu'il n'a pas été capable de faire en un quinquennat ?".

 

La perspective n'est guère plus enthousiasmante en cas de victoire de Hollande. Le candidat de la gauche molle s'est évertué et s'évertue encore à stigmatiser le bilan -exécrable il est vrai-de son aversaire. Mais on peut légitimement se demander ce que la social-démocratie défendue par le PS apportera aux plus défavorisés, aux classes moyennes ou aux retraités.

 

Alors, quitte à devoir subir encore et toujours le marasme ambiant, il reste aux Français la possibilité de peser sur la politique du président élu. Et qui, mieux que les "outsiders" du premier tour est à même de le faire ?

 

A droite, Le Pen ou Bayrou  pourraient jouer ce rôle de "controleur de gestion". Mais tous deux semblent avoir atteint les limites de leur capacité de séduction. Donnée à 20% des intentions de vote il y a quelques mois, la candidate du FN a du mal à se cramponner aux 15% dont elle est aujourd'hui créditée. Quant au Modem, il a fait naufrage et fait moins que jamais figure d'éventuel groupe de pression, même s'il demeure très courtisé par le clan Sarkozy.

 

La donne est sensiblement différente à gauche, ou le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon apparaissent réellement aujourd'hui comme un garde-fou susceptible de rappeler à Hollande ce que socialisme veut dire. Pour le peuple, c'est une occasion à saisir. Plus Mélenchon sera fort au premier tour, plus Hollande sera irrémédiablement contraint de composer avec lui. A défaut, les législatives de juin s'annonceraient périlleuses pour le président nouvellement élu.

 

Thierry Cayol

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 16:40

Marine Le Pen a bien souligné que les meurtres perpétrés par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban étaient impardonnables et qu'assassiner des enfants était une chose inacceptable. Dont acte. Une grande majorité de Français, dont je suis, est d'accord avec elle. Du moins sur ce point.

 

Mais quelque chose me chiffonne tout de même. Marine Le Pen a beau dire, elle semble avoir la mémoire courte. Pour ma part, je me souviens très bien de ce 21 février 1995, lorsque trois colleurs d'affiches du FN (nous étions, comme aujourd'hui, en pleine campagne électorale) ont décidé d'aller exercer leurs minables talents aux Aygalades, dans les quartiers nord de Marseille.

 

Les trois hommes (Robert Lagier, Mario d'Ambrosio et Pierre Giglio), armés (pourquoi ?) de 22lr et de 7,65, se sont sentis "agressés" par la présence d'un groupe d'adolescents, des musiciens qui sortaient d'une répétition.

 

Ibrahim1Les porte-flingues de Le Pen ont alors ajusté les jeunes gens et ont tiré, tuant d'une balle dans le dos Ibrahim Ali, un Français de 17 ans d'origine comorienne. Que croyez-vous que fit le Front national ? Papa Le Pen et Bruno Mégret en tête, il hurla à la "scandaleuse agression" de trois des siens par une bande de bougnoules.

 

Ce crime sans nom bouleversa la France entière et resserra les liens qui unissent les communautés à Marseille. Aux obsèques d'Ibrahim, des milliers de personnes se réunirent au carré musulman du cimetière Saint-Pierre, parmi lesquelles, je vous le donne en mille, Dieudonné et Gilbert Collard eux-mêmes!

 

Collard, avocat de la partie civile lors du procès à Aix-en-Provence, fit l'une des plus brillantes plaidoieries de sa carrière, arguant même du fait qu'au travers des trois assassins, c'est ceux qui avaient armé leur bras qu'il fallait condamner. Et de citer sans équivoque le Front national. Ce même parti dont l'avocat vante aujourd'hui les mérites.

 

Cette affaire tragique aurait pu en rester là, avec la condamnation à 15 ans de prison de Robert Lagier, le principal accusé. Mais Lagier mourut aux Baumettes et, dans une ignoble provocation, Jean-Marie Le Pen, en meeting à Marseille, fit observer une minute de silence en mémoire de l'assassin.

 

Sans commentaire...

 

Thierry Cayol

 

 

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:36

"Vote utile", le mot est lancé. Comme à la veille de chaque élection. Comme si les favoris avaient la trouille de ne pas être présents au second tour ou, c'est plus probable (et en tout cas plus réaliste), conscience de ne pas être à la hauteur des aspirations des Français.

 

Ainsi y aurait-il des candidats de seconde zone, à gauche comme à droite, pour lesquels il ne faut surtout pas voter, même si l'on partage leurs opinions. Tout ça au nom d'un archaïque clivage droite dure-gauche molle qui, au bout du compte, ne satisfera personne.

 

Voter utile, n'est-ce pas au contraire voter pour d'autres candidats que les favoris et se poser massivement en groupes de pression, capables de peser sur la politique que mènera le futur gouvernement ?

 

c62e9b7c7-1L'étonnante montée dans les sondages de Jean-Luc Mélenchon est, on peut le souhaiter, un signe de démarquage des Français du vote franchouillard. Même si le Front de Gauche ne remporte pas l'élection, il influera par nécessité la conduite de la France par Hollande.

 

De même, si Sarkozy est réélu, il lui faudra droitiser encore un peu plus sa politique pour répondre aux attentes fermes de l'électorat du Front national. On notera quand même au passage qu'il y a quelques semaines, Marine Le Pen avait refusé de débattre avec Jean-Luc Mélenchon au motif qu'au vu des sondages, celui ci n'était "un candidat de (son) niveau" .

 

Avec 14% des intentions de vote selon le récent sondage BVA, Mélenchon devance Le Pen et Bayrou. Mieux, le meeting, dimanche, de la Bastille, aurait ramené vers le Front de Gauche une partie de l'électorat populaire qui, un temps, s'était laissé bercer par le discours populiste du parti néo-fasciste.

 

Alors, et même si on peut logiquement estimer que le duel final opposera Sarkozy à Hollande, osons le vote populaire, celui qui favorise les plus démunis au détriment des nantis. En un mot, Mélenchon-nous ! 

 

Thierry Cayol

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 14:25

A une semaine de la clôture du dépôt des 500 signatures de maires requises pour figurer au premier tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen ne semble pas faire du recueil des parrainages sa préoccupation première. Sous-entendu: la candidate du Front National n'aurait finalement aucune intention d'aller devant les électeurs.

 

mac-128k-case-signatures-medium.jpg

 

Carl Lang, ancien conseiller de Jean-Marie Le Pen et qui est aujourd'hui candidat du Parti de la France, témoigne du peu d'empressement de Marine en assurant que dans le cadre de ses rencontres avec des maires de communes rurales susceptibles de le soutenir, il a pu constater que nombre d'édiles n'avaient pas été approchés par les émissaires du Front National.

 

Alors, de quelle façon expliquer l'intérêt à moyen terme d'une éventuelle absence de Marine Le Pen au premier tour ? Plusieurs réponses apparaissent clairement. En faisant mine d'avoir été recalée par  un système qu'elle juge "antidémocratique" (celui de la publication des noms des maires ayant apporté leur soutien aux candidats), la chef de file du FN se pose en victime et attire un élan de sympathie, bienvenu alors que se profilent déjà les élections législatives.

 

Par ailleurs, Marine Le Pen peut raisonnablement miser sur un éclatement général de l'UMP dans la probable hypothèse d'une défaite de Nicolas Sarkozy. La Jeanne-d'Arc des temps modernes se retrouverait alors comme un leader d'opinion bien plus fort qu'elle ne l'est actuellement. Car beaucoup de cadres et de militants de l'UMP seront prompts, n'en doutons pas, à rejoindre Marine Le Pen. Résultat, la Gauche au pouvoir devra considérer le FN comme son principal adversaire à droite.

 

Thierry Cayol

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 14:43

Cindy Lee (alias Isabelle Laeng), la candidate du Parti du plaisir à l'élection présidentielle, traverse une mauvaise passe et pourrait finalement ne pas obtenir les 500 signatures requises pour se présenter au premier tour.

 

Le 8 février dernier, pourtant, son directeur de campagne Jean Dursant (dit John Dursham) affirmait pourtant que la strip-teaseuse la plus célèbre de France avait déjà recueilli 408 signatures.

 

blog--presidentielle-2012-Cindy-Lee--candidate-PIP-avec-can.jpg

 

Il s'avère qu'il s'agissait en fait de 408 (et même un peu moins) promesses de signatures, dont seulement 183 semblent avoir été honorées. A moins de deux mois de l'élection, on voit mal comment Cindy Lee pourrait  combler son déficit.

 

Rappelons qu'elle avait déjà été candidate à trois reprises à la magistrature suprême mais que, déjà, elle n'avait pu recueillir le nombre de signatures voulu.

 

Thierry Cayol

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 00:13

L'Histoire aurait pu retenir de lui l'image d'un brillant avocat, rendu célèbre pour ses prises de position démocratiques et antiracistes. Elle ne retiendra finalement que le souvenir d'un arriviste, d'un faussaire idéologique qui, après avoir frayé au PS, chez les trotskistes, au Parti radical valoisien et au Nouveau Centre, a misérablement fini sa carrière politique au chevet de son "amie" Marine Le Pen.

 

marine_2.jpg

 

Reprenons, car le parcours politique de Collard est quelque peu chaotique. Dans les années 70-80, l'avocat marseillais était membre du Parti Socialiste. La direction du PS dit n'en avoir trouvé aucune trace. Je m'en souviens pour ma part très bien: nous militions dans la même section. Une chose est certaine, Collard a fêté à Château-Chinon l'élection de François Mitterrand, le 10 mai 1981. Son confrère Roland Dumas l'avait même précédemment fait entrer au comité de soutien à Tonton.

 

Un peu plus tard, c'est vrai, il a rompu avec le PS (moi aussi). On le retrouve en 1988 qui soutient le Mouvement pour un Parti des Travailleurs et son candidat à la présidentielle, Pierre Boussel-Lambert. Dans un clip de campagne du candidat trotskiste, on peut voir Collard s'offusquer de l'existence de centres de rétention qui vont selon lui (à l'époque) à l'encontre des Droits de l'Homme.

 

Trois ans plus tard, l'avocat multi-facettes rejoint le Parti Radical Valoisien et se fait élire conseiller municipal à Vichy ( Vichy, tout un symbole...) Malheur à ceux qui ont raté le premier conseil municipal, c'est le seul auquel il ait assisté.

 

En 2008, le petit Gilbert, qui est au sommet de sa gloire, se représente à Vichy, mais cette fois sous l'étiquette Nouveau Centre. Les Vichyssois n'ont plus entendu parler de lui. D'autant que Collard se souvient subitement qu'il a été l'avocat de Pierrette, l'ex-épouse de Jean-Marie Le Pen (vous savez, celle qui a posé en soubrette dénudée dans PlayBoy)

 

Alors, Collard tombe le masque. Sans adhérer au Front National, il devient président du comité de soutien à Marine Le Pen et adopte son discours d'extrème-droite, tout en rétorquant à qui veut l'interpeller qu'il quittera son poste si les thèses racistes et antisémites sont de nouveau mises en avant.

 

On a quelque part du mal à comprendre cette triste fin de carrière pour un homme qui a jadis brillé, professionnellement s'entend, par son souci des valeurs humaines et qui a souvent stigmatisé les dérives d'un parti qu'il soutient à fond aujourd'hui.

 

La carrière de Collard a réellement débuté médiatiquement avec l'affaire de l'assassinat de Marie-Dolorès Rambla, plus connue sous le nom d'affaire Ranucci. Adversaire de la peine de mort, Collard a tout de même largement contribué à envoyer Christian Ranucci à la guillotine. Un paradoxe parmi bien d'autres.

 

Gilbert Collard a aussi défendu les intérêts de la famille de Jacques Massié, massacré avec les siens en juillet 1981 par un commando du Service d'Action Civique (SAC). Cela ne l'a pas empêché de défendre par la suite Charles Pasqua, fondateur historique du SAC...

 

Je me souviens tout particulièrement d'un procès opposant trois colleurs d'affiches du Front National à la famille d'un adolescent comorien, Ibrahim Ali, tué d'une balle dans le dos. Collard, dans une brillante plaidoirie, avait expliqué aux jurés d'Aix-en-Provence que, ce qu'il fallait condamner, ce n'était pas seulement l'acte des meurtriers, mais surtout l'idéologie, le parti qui avait guidé leur bras.

 

Alors, Me Collard, comme vous l'aurait demandé Jean Ferrat, est-ce ce fumet-là qu'aujourd'hui vous trouvez plaisant ?

 

Thierry Cayol

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 16:47

Je n'ai nullement la prétention de ne jamais commettre de fautes de français ou de dire une phrase qui ne tient pas la route. Aussi, c'est bien volontiers que je pardonne à ceux de mes confrères de la presse (écrite ou parlée) qui commettent quelques bourdes. Mais, il faut bien le reconnaître, cela va parfois un peu loin.

 

Ainsi, comment ne pas s'esclaffer lorsque l'on entend (sur Equipe TV) "il restait alors 15 minutes à jouer et le PSG allait connaître des heures difficiles" ou (sur M6) "ils ont perdu parce qu'ils n'ont pas gagné"...

 

Les exemples ne manquent pas, parfois dûs à une simple faute de frappe. Un journaliste du quotidien l'Equipe aurait bien fait de se relire après avoir écrit "les jeunes filles se trémoussent sur les gredins". Tout comme ce confrère suisse qui a cru entendre dans un prétoire "un détenu condamné à perpétuité pour meurtre attaque le directeur du pénitencier: il fera une année de plus".

 

La lecture est pleine d'enrichissements. Ainsi peut-on lire (ici dans Nord Eclair) qu'un individu "s'est brûlé la cervelle en se tirant une balle en plein coeur" ou (dans le Journal de Tunis) "retrouvée le crâne défoncé à coups de marteau par des passants, la victime n'a pu donner des explications sur l'odieuse agression".

 

Le Journal du Centre a de son côté donné de précieuses indications sur l'avancée d'une enquête en annonçant "viol de Saint-Martial: la police recherche l'arme du crime". C'est dans ce même quotidien que l'on a pu apprendre que "la sècheresse a été, pour les agriculteurs, une véritable douche froide".

 

La Dépêche ne se prive pas pour sa part de relater que, "en Espagne, un planeur s'est écrasé suite à une panne de moteur". C'est presque aussi bien que cet intéressant constat fait par le très sérieux Journal de la Médecine: "Le but de la réanimation est de faire respirer le mort".

 

Les journalistes de la presse sportive audiovisuelle sont encore une fois à l'honneur; comme lorsque l'un d'eux (sur France 2) rappelle "il ne faut pas oublier la règle des trois P: plaquer, pousser, courir" ou qu'un autre (sur M6) se résoud à constater "il n'y a qu'une seule possibilité: gagner, perdre, ou faire match nul".

 

Dans un autre domaine, Nord Eclair, toujours au coeur de l'info, croit savoir que "le premier aurait été abattu alors qu'il était encore vivant". Les journalistes culturels ne sont pas en reste. L'un d'eux (dans Presse-Océan) a estimé que "les sept artistes qui composent le trio ont pourtant bien du talent". Un autre (dans le Journal des Arts) croit bon de souligner à propos d'un peintre que celui-ci "a accompli la plus grande partie de son oeuvre avant de mourir".

 

"Ses dernières paroles furent un silence farouche" relate L'Est-Républicain, qui dit aussi dans un autre article "on viendra plus sur sa tombe après sa mort que de son vivant". Et c'est encore dans l'Est-Républicain (ce n'est pas ma faute) que l'on apprend que "dans le Sud-Est, la grève de l'essence fait tache d'huile".

 

Ouest-France n'y va pas par quatre chemins: "Accident mortel: plus de peur que de mal", comme ce journaliste de Libération qui raconte que "son cadavre a été ramené sur la plage où il a récupéré rapidement" ou ce journaliste sportif du Dauphiné-Libéré qui nous explique que "Christine Arron a paru un peu émoussée sur les derniers hectomètres de son 100 mètres".

 

Ce ne sont là que quelques exemples des petites fantaisies que se permettent mes confrères. Il en existe des milliers d'autres ("il a été superficiellement égorgé au bras", "cette attaque frappe les hommes politiques mais aussi les braves gens", "à longueur de journée, des estivants viennent y passer la nuit", "son casier judiciaire était vierge, au même titre que sa femme", "elle est décédée mortellement", "le pire est passé mais le plus dur reste à venir"...)

 

La plupart de ces citations loufoques sont extraites de l'Almaniak 2011 (editions 365). Si vous en lisez ou en entendez d'autres de la même veine, n'hésitez pas à me les faire parvenir sur ce blog.

 

Thierry Cayol

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